Qu’est-ce qui est le plus facile : travailler dans un environnement où on dispose d’appareils récents, où tout le travail ou presque est réalisé par les machines ?
Où travailler dans des hôpitaux où on manque même du nécessaire, où il faut lutter pour avoir le moindre examen ?

C’est pourtant le quotidien d’un grand nombre de médecins africains. Beaucoup ont fait leurs études à l’étranger, et reviennent en Afrique pour exercer. Et, là le constat est souvent amer. Il y a un grand décalage entre la théorie et la pratique. Il faut faire avec les moyens du bord. Un eu comme en tant de guerre. Mais, le souci, c’est que c’est récurrent.
Si vous voulez être en plein confort, vous devez aller travailler dans les cliniques privées. Mais, qui soignera ces populations qui sont dans le besoin. Elles manquent souvent de tout. Même, du strict nécessaire. Il n’y a pas de sécurité sociale pour la prise en charge. Il faut souvent payer pour être accepté dans les bons hôpitaux, modernes. La plupart des gens se contente de cette médecine du peuple.
Ils n’ont souvent pas les moyens d’aller chez les privés.

C’est pourquoi, les médecins qui travaillent dans de telles conditions sont à féliciter. Tous les jours, ils font face à des situations difficiles, sur la plan humain, sur le plan matériel, etc. Mais, ils reviennent quand même travailler le lendemain… avec le sentiment d’avoir rendu service. C’est souvent leur seul motivation. Car, le salaire n’est pas toujours au rendez-vous.
Que dire de ces médecins de villages qui reçoivent une gratification de temps en temps : un régime de banane, un sac d’arachides, etc. C’est selon les moyens de chacun. Pourtant, ils sont là, fidèles au poste.

Nous avons de bons médecins en Afrique. Nous devons en être conscient.